Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 18:34
A PROPOS DE  "L'ELEVATION DE LA CROIX " DE P. P. RUBENS


LE RETABLE D'APRES GHERING ET NEEFS.



    On peut voir une représentation de cette œuvre de Rubens in situ, dans l’église Sainte-Walburge, sur un tableau d’Anton Ghering.
 


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Intérieur de l’église Sainte-Walburge (1664-1667). Cette œuvre de Ghering est visible dans un corridor très sombre du cloître de l’église Saint-Paul d’Anvers.



 Intérieur de l’église Sainte-Walburge par Peter Neffs I et Frans Francken II,
 son assistant, pour les personnages (Musée du Prado).

    Une planche de vingt centimètres va d’un côté à l’autre sur cette dernière toile, faisant partie de la structure pour maintenir l’œuvre. Un cadre de bois tient l’ensemble. Ces détails sont difficiles à discerner sur la photo ci-après.

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    Le tableau de Ghering présente un polyptyque dont les trois panneaux centraux sont attachés par des charnières, au-dessus desquels s’élevait une corniche surmontée d’une sorte de niche avec un fronton.
 
    Dans cette niche, un tableau représentant Dieu le Père. Encadrée par deux grands anges drapés qui donnaient un mouvement d’envol exceptionnel, la niche était richement décorée.


 

    Il ne reste qu’un ange (204x144 cm) peint sur un panneau de bois aux contours découpés. Au sommet du fronton, un pélican sculpté en bois doré résume la scène principale : le Christ mort pour sauver l’humanité.
    On peut voir également l’existence d’une prédelle. Sur celle-ci, trois cadres dorés. D’après d’anciennes descriptions et des pièces d’archive, nous savons que le tableau central représentait un « Christ en Croix », à droite « Sainte Catherine portée vers son tombeau par des anges », à gauche « Sainte Walburge dans la tempête".
 


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Sainte Walburge dans la tempête ». Musée de Leipzig.


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 « La pêche miraculeuse », esquisse que l’on pense être en étroite relation
avec l’Élévation de la Croix (Cologne).


    Ces tableaux ont été vendus après 1737 dans une bourse aux enchères à Anvers. La seule pièce de la prédelle qui nous soit restée est Sainte Walburge dans la tempête (72.5x98.5 cm), huile sur toile. En effet, la construction de l’autel de 1610 avait été remaniée en 1735/1737 par Willem Kerrickx qui avait modernisé l’ensemble en supprimant la prédelle, l’édifice supérieur et remplacé le tout par un cadre de marbre plus à la mode.

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Vues extérieures de l’église Sainte-Walburge en 1788.

 


    Rubens commence l’œuvre au début de l’hiver 1610, avant la fin des tractations, à la fois dans l’église pour le panneau central de 4.30 m x 3,40 m, et dans l’atelier de sa maison de la Kloesterstraat près de l’abbaye Saint-Michel.
 
    Le Christ devait apparaître obligatoirement dans la partie centrale ; à ce sujet, le synode du diocèse d’Anvers se réunit en 1610 pour vérifier si la commande était bien respectée au niveau des Écritures.
 
    D’autre part, il devait y avoir une connexion explicite entre le regard du Christ et celui de Dieu le Père sur le panneau du dessus suggérant la victoire sur la mort.




Par Catherine Beaucourt - Publié dans : Rubens
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 16:41
A PROPOS  DE " L'ELEVATION DE LA CROIX " DE P. P. RUBENS

LE PANNEAU CENTRAL


    Rubens connaissait la xylographie du frère Nadal, les commanditaires également. Jérôme Nadal (Gerónimo Nadàl en espagnol), né en 1507 et mort en 1580, fut l'un des premiers membres de la Compagnie de Jésus. Il fut l'un des plus proches collaborateurs d'Ignace de Loyola. A son instigation, il entreprit de faire réaliser un recueil de gravures Evangelicae Historiae Imagines pour apprendre aux novices jésuites la méditation. Ce recueil (153 gravures au total) a été publié à Anvers en 1594, soit près de 15 ans après sa mort par la maison Plantin-Moretus. C'est le recueil le plus ancien de ce type qui nous soit parvenu.


    Ils tombèrent d’accord sur le choix de « l’Élévation de la Croix ». Le peintre avait déjà eu cette idée de représentation quelques années auparavant, en Italie.

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Homme se tenant au pied de la Croix, (vers 1601).

         Il avait vu un tableau de Tintoret, « Crucifixion » de 1505, qui l’avait beaucoup impressionné, ainsi que des œuvres de Guedo Reni et de Caravage.


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La Crucifixion de Saint Pierre, Caravage, (1600-1601)

    Pour que le retable donne tout son effet dans la longue perspective gothique de l’église Sainte-Walburge, Rubens utilisa des contrastes très forts de lumière, s’inspirant de Tintoret et surtout de Caravage. Les coloris sont chaudement vénitiens et l’harmonie des pourpres et des bruns est éloignée des reflets froids propres à la lumière des Flandres.

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    Le corps du Christ a une noblesse « classique », les bras levés, la tête redressée. C’est l’héroïsme et le sacrifice qui émanent de la représentation. L’accent semble mis sur la victoire et non sur le supplice de la croix. Le Christ domine les corps harassés de ses tortionnaires qui sont de dos.
 
 
         Rubens représente le sacrifice de l’Homme qui montre Sa Figure à l’humanité : « C’est principalement le visage humain qui sert à l’expression du spirituel. » (Hegel).

    Rapidement, notre attention se déplace vers les hommes de dos qui agissent. Ils ne montrent pas leur visage car ils sont plongés dans une action qui les absorbe. Leur regard échappe au notre. Ils ne se laissent pas perturber. Sans regard, on ne peut instaurer de dialogue, ils sont sans désir de communication et ils n’ont pas le temps d’avoir des états d’âme. Ils ont perdu leur identité.

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    Les corps croulent sous l’effort. Ce sont des solitudes qui travaillent et dont l’identité s’estompe au profit de l’appartenance à un groupe : « Les Tortionnaires ».


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    S’ils n’ont pas de noms propres, ils sont absorbés par une action collective. Une motivation profonde relie le groupe et en entretient la fièvre.
    Hors norme, exceptionnel, unique, l’évènement cimente le groupe, le temps de sa durée. Les corps font un rempart au spectateur impuissant. L’action se ferme à l’intérieur de l’œuvre.
 


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Rubens a capté le mouvement accéléré, le rythme de l’effort surhumain.

    La scène subit une onde de choc. Rubens contrarie la stabilité par la torsion des corps qui semblent vriller sur eux-mêmes : dissymétrie des épaules, fracture des cous, corps déséquilibrés qui attestent par leur souplesse d’un bon état physique.        Ils ne sont pas raidis par le pouvoir !
    Ce sont des hommes des origines sans souci de représentation sociale, issus d’une humanité qui s’accommode de ses faiblesses.
    Le Theatrum Mundi est sans instant de repos. Il est baroque dans sa théâtralité dramatique.

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    Les modèles de Rubens sont sans doute très proches des marins qui déchargeaient les kraeks sur le port d’Anvers… ou qui hissaient les voiles des navires. Son inspiration vient aussi de Michel Ange « Le jour », (San Lorenzo – Florence).


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Francis Bacon, triptyque (détail).


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Malgré les différences de cadrage entre les trois panneaux, on a une sensation d’unité.

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Les cinq dernières photos représentent des travaux préparatoires sur papier.

    Des esquisses à l’huile, très abouties, sont présentées comme un tout au Louvre. Très influencé par la Crucifixion de 1565 de Tintoret, Rubens peint la Croix à demi soulevée.
    On peut noter des différences, un personnage à genoux en raccourci sur l’œuvre définitive, le nombre de personnages, par exemple.
    Les « bourreaux » de Paris sont sur terre alors que ceux d’Anvers sont installés en pyramide, ainsi Rubens a-t-il pu placer la Croix plus haut et mettre le Christ davantage en valeur.

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Sur l’esquisse préparatoire, on voit un paysage qui n’existe plus sur l’œuvre finale.

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L’arrière plan est constitué de feuillages frémissants qui créent l’illusion de mouvement et amplifient l’impression d’instabilité.

    Les dimensions exceptionnelles, le sujet, les anges drapés qui semblent s’envoler, font du retable une réalisation plus neuve.
 
Même s’il s’agit d’une œuvre traditionnelle dans sa conception typiquement flamande, à laquelle Rubens n’a pas eu grand-chose à dire, le peintre a dans la conception de la surface picturale innové et fait ses premières expériences baroques pleines de fougue et d’énergie.
 
   Pour bien saisir la vitalité Rubenienne, je pense qu’il faut lire les pages de « l’Histoire de l’Art » qu’Elie Faure consacre à l’énergie créatrice du peintre. Elles sont désuètes diront certains, pas mal du tout diront d’autres, comme la description de la cathédrale d’Anvers par Théophile Gautier.
Par Catherine Beaucourt - Publié dans : Rubens
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 18:00
A PROPOS DE "L'ELEVATION DE LA CROIX " DE P. P. RUBENS

 

LES PANNEAUX LATÉRAUX FERMÉS


    
    Je ne parlerai pas des volets latéraux (460x150 cm chacun), du retable ouvert.

   Fermée, l’œuvre présente quatre saints qui ont un lien étroit avec Anvers et particulièrement avec l’histoire de l’église Sainte-Walburge. Ce sont eux qui m’ont particulièrement intéressé.


DSCN7554.JPG Retable fermé.

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Dessin préparatoire, Saint Amand et Sainte Walburge (Londres).
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Ces volets ont subi des transformations.
 Ci-dessus, la première ébauche, Londres, huile sur bois.

 

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Schéma de la composition

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Sur le volet droit, Sainte catherine d’Alexandrie avec la palme du martyr, derrière elle Saint Eloi.
                            Les figurent se dessinent sur un arrière plan
plus  sombre.



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Sur le volet gauche, Saint Amand absorbé par la lecture et derrière lui Sainte Walburge.
Au-dessus de la tête des Saints, des anges flottent et tiennent une mitre qui renvoie à leur dignité  épiscopale.                                                                                                                







Par Catherine Beaucourt - Publié dans : Rubens
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 17:48
A PROPOS DE " L’ÉLÉVATION DE LA CROIX " DE P. P. RUBENS


RUBENS ET SYNDERS

    Le travail de Rubens est achevé le 12 mars 1611. A cette date, Jan Le Grand, marchand de Dunkerque de passage à Anvers mentionne l’œuvre dans une lettre à un de ses collègues. Le triptyque était en grande estime.

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Rubens, gravure de Paul Pontius d’après Anton Van Dyck.

    Dans la période qui suivit, Rubens a travaillé avec Frans Snyders pour « Prométhée enchaîné ».

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Frans Snyder par Anton Van Dyck.


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Frans Snyders -  Marchand de gibier, détail.


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Frans Snyders -  Chasse au sanglier. Scène de sauvagerie intense (vers 1649)

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Frans Snyders – Chienne protégeant ses chiots.
 

 

    On peut penser que Rubens et Snyders aient pu collaborer pour « l’Élévation de la Croix ».

 


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Chien au premier plan inspiré par Snyders.

    Quelques temps après avoir terminé le retable, Rubens déménage de la Kloesterstraat.

 La maison de Rubens.

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Arc entre le jardin et la cour.


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Gravure de la maison de Rubens en 1688. Musée depuis 1937.


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Maison de Rubens.

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Anvers après 1610.





Par Catherine Beaucourt - Publié dans : Rubens
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /Oct /2007 16:08


A PROPOS DE " L’ÉLÉVATION DE LA CROIX " DE P. P. RUBENS

 

LA RESTAURATION DU TRIPTYQUE





    Le polyptyque connut une douce tranquillité jusqu’en 1794.
    Les français occupèrent la ville une première fois de 1792 à 1793, puis de 1794 à 1814. Anvers était devenue le chef-lieu du département français des Deux-Nethes, sous l’Empire.
   Le triptyque est transféré à paris en 1794 et il est exposé dans la Grande Galerie du Louvre jusqu’en 1815. Après la défaite de Napoléon, il est ramené à Anvers.
 


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Entre temps, l’église a été détruite ou en passe de l’être.


    En 1816, on l’installe dans la cathédrale d’Anvers en échange de deux autres tableaux, contre le gré de la communauté religieuse à laquelle il appartenait.



Intérieur de la cathédrale d’Anvers.



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Le triptyque installé dans la cathédrale.

 


     L’œuvre doit subir de sérieuses restaurations.
    Le rapport du 13 février 1841 de F. Berckmans et G. Wappers, assistés de A. Krelinger, est catastrophique. Le tableau était « parsemé de grandes taches de la largeur d’environ deux mains où la couleur est gercée et fendillée, et d’autres où la couleur est entièrement détachée du panneau (…). Nous avons particulièrement remarqué que la couleur de la poitrine du Christ est très fendillée et accuse une grande dégradation, que la couleur de la gorge du Christ est sur le point de tomber ainsi que celle du bras (…) l’un de ses bras commence à peler. En conséquence nous n’hésitons pas à dire que ce tableau se trouve dans un très mauvais état. »
    Les restaurateurs donnent des consignes : premièrement, il faudrait enlever le vernis là où il est devenu blanc, plus ou moins opaque ou chanci, en y procédant avec une grande prudence, et en évitant autant que possible l’emploi de mordants. Ensuite, il faudrait mastiquer et restaurer les pièces détachées, sans vouloir enlever les repeints qui pourraient y avoir été faits antérieurement, afin d’éviter les accidents graves qui pourraient en résulter. Secondement, il faudrait fixer de nouveau sur les panneaux les parties écaillées ainsi que celles qui tentent de se détacher de la préparation, et qui par la suite finiraient par tomber ; à cet effet, on doit employer comme étant le meilleur procédé, de la colle de poisson fondue dans du vinaigre et du jus d’ail, que l’on fait pénétrer entre la préparation et le panneau sur les parties malades que l’on raffermit au moyen d’un papier léger qu’on applique jusqu’à ce que la colle soit sèche. On y repassera ensuite, à deux ou trois reprises, un polissoir légèrement chauffé.
   La plus importante restauration fut exécutée en 1849-1850 par les établissements Le Roy et I. van Regemoter.
     En 1856, on replace l’œuvre dans la cathédrale après avoir construit des porches à l’intérieur. On l’installe dans le transept à côté de la « Descente de Croix ».
      Une nouvelle polémique est entamée au sujet du vernissage du triptyque. La Commission Provinciale des Monuments souhaite un nouveau vernissage mais Albrecht de Vriendt s’y oppose farouchement. Plusieurs autres nettoyages et restaurations peu judicieux eurent lieu entre 1918 et 1946.

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Au XIXème siècle, l’œuvre est étudiée sous tous ses aspects.
Etude de l’architecte Bilmeyer fin XIXème.
 Profil des cadres qui comprennent chacun 15 à 16 mortaises.


      Lors d’une récente restauration, on a trouvé surpeint, un cadre de la grandeur des esquisses des volets qui représentaient Sainte Walburge et Sainte Catherine.
    On a vu également que la construction avait été difficile par les dimensions extraordinaires pour l’époque. Le constructeur du panneau central a fait une composition homogène de planches horizontales de mêmes dimensions.
    Sur les volets, on a utilisé la plus grande dimension de panneau possible à laquelle on a ajouté des petits panneaux rectangulaires, sans se soucier du sens du bois, de fil ou de bout. C’est ce qui a causé malheureusement des problèmes de conservation dus à des fissures.
     On était déjà conscient du problème à l’époque car la guilde de Saint-Luc vérifie, en 1613, quelques panneaux après l’achèvement du travail.

         PICT0288.JPG

Le triptyque tel qu’on peut le voir actuellement.



Par Catherine Beaucourt - Publié dans : Rubens
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